Et comme une épitaphe.

Et comme une épitaphe.


"Ainsi se referme l'histoire, sur tes sourires et le temps d'une absence. J'entends encore tes doigts sur le piano de mon enfance. Je t'ai cherché partout, même ailleurs. Je t'ai trouvé, où que je sois je m'endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avions inventé des promesses; ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du coeur. J'ai vécu là où les souvenirs se forment à deux , à l'abri des regards, dans le secret d'une confidence où tu règnes encore.

Tu m'as donné ce que je ne soupçonnais pas, un temps où chaque seconde de toi comptera dans ma vie bien plus que tout autre seconde. J'étais de tous les villages, tu as inventé un monde. Te souviendras-tu, un jour ? Je t'ai aimé comme je n'imaginais pas que cela serait possible. Tu es entré dans ma vie comme on entre en été.

Je ne ressens ni colère ni regrets. Les moments que tu m'as donnés portent un nom, l'émerveillement. Ils le portent encore, ils sont faits de ton éternité. Même sans toi, je ne serais plus jamais seule, puisque tu existes quelque part."

[M.Levy]

# Posté le mardi 30 septembre 2008 14:56
Modifié le mercredi 15 octobre 2008 14:23